« La Bretagne, première région de France à disposer d’un grand musée d’art contemporain de nouvelle génération »
Un bâtiment à même de répondre aux nouveaux enjeux du FRAC Bretagne. De cet objectif, évoqué pour la première fois en 2001, est né un formidable projet, fruit de la motivation et de la conviction des collectivités locales, au premier rang desquelles le Conseil régional, et l’État. L’engagement de la Région dans cette aventure constitue l’une des plus belles expressions de sa volonté à encourager la culture, sous toutes ses formes, sur son territoire. Au-delà de la prouesse architecturale conçue par Odile Decq, le nouvel écrin du FRAC Bretagne illustre en effet la volonté régionale de promouvoir et de favoriser l’accès de tous les Bretons à la culture, notamment à l’art contemporain. Tel est l’un des enjeux communs de la Région et du FRAC. Désormais doté d’un bâtiment à la mesure de son ambition culturelle, la Bretagne sera la première région de France à disposer d’un musée d’art contemporain de nouvelle génération.
Une dizaine d’expositions sont déjà prévues d’ici fin 2013. La première d’entre elle, baptisée "Ouverture, Poétique du divers" accueillera les visiteurs les 6, 7 et 8 juillet, à l’occasion de l’inauguration du nouveau bâtiment. Puis, rendez-vous sera donné le 15 septembre, pour la 3e édition des Ateliers de Rennes – biennale d’art contemporain, à laquelle sont attendus une quarantaine d’artistes internationaux.
En 30 ans d’existence, le Fonds a su s’imposer comme un acteur régional incontournable dans le domaine de l’art contemporain. Au-delà de ses missions originelles de conservation, diffusion et sensibilisation, c’est donc une nouvelle page de son histoire que l’institution s’apprête à écrire. Une page placée sous le signe de l’ouverture et de l’échange avec tous les publics, notamment avec les jeunes Bretons, qui représentent une priorité pour l’ensemble des politiques régionales. A l’aube de ce nouveau chapitre, la Région se réjouit et se félicite de participer à cette aventure, et de contribuer par là-même à renforcer le dynamisme, l’attractivité et la vitalité artistique qui caractérisent notre territoire.
Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional de Bretagne
Le Fonds régional d’art contemporain Bretagne sera le premier en France à inaugurer son bâtiment dit de « nouvelle génération » en juillet 2012, avant les FRAC Centre, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Franche-Comté, Nord-Pas de Calais, et Aquitaine.
Créé en 1981 à l’initiative du ministère de la Culture et de la Région Bretagne, le FRAC Bretagne s’installe en 1986 à Châteaugiron, au sud-est de Rennes, dans les locaux d’une ancienne école. Le fonds s’y développe et enrichit sa collection
(4 700 œuvres à ce jour). En 2001, la création d’un nouvel établissement permanent adapté à l’ensemble de ses missions devient nécessaire car le site de Châteaugiron, trop exigu, ne permet pas au FRAC d’envisager son évolution dans de bonnes conditions. Ce projet coïncide avec l’ambition des FRAC dits « de nouvelle génération » qui visent à valoriser leur rôle urbain, attirer de nouveaux publics, accroître leur efficacité technique et assumer une plus grande responsabilité scientifique.
En 2002, le Conseil régional de Bretagne, le ministère de la Culture et de la Communication et la Ville de Rennes décident de doter le FRAC d’une nouvelle implantation. Le programme architectural prévoit de larges espaces d’exposition, un outil de conservation, de diffusion, de documentation et de pédagogie, et affirme le FRAC comme un lieu de découverte et d’échange permanents largement ouvert au public.
En avril 2004, le Conseil régional de Bretagne, maître d’ouvrage, lance un avis d’appel public à la concurrence pour le choix de la maîtrise d’œuvre. Ce concours international d’architecture reçoit 142 projets d’équipes françaises et étrangères. Quatre agences sont retenues. En mars 2005, l’équipe d’Odile Decq remporte le concours de maîtrise d’œuvre pour la construction du bâtiment du FRAC Bretagne.
Lumière et transparence font le lien entre les quatre niveaux grâce à un ascenseur vitré de grande capacité. Dans le puits de lumière, des rampes de circulation permettent une élévation progressive depuis le rez-de-chaussée pour atteindre les étages.
Le sous-sol accueille les réserves des œuvres, des espaces de stockage ainsi que des ateliers techniques. L’espace de 1 000 m² est divisé de manière rationnelle pour permettre une conservation ciblée des pièces en fonction de leur nature, fragilité, format, etc. L’accueil des visiteurs peut être envisagé dans une partie des réserves, sous certaines conditions.
Imprégné de lumière grâce à la façade vitrée et au puits de lumière central, le rez-de-chaussée se caractérise par un vaste espace ouvert, un atrium, destiné à distribuer les différentes activités : accès à l’auditorium, aux galeries d’exposition et aux activités éducatives aux étages supérieurs. La salle de l’auditorium, d’une capacité de 110 places, structure l’espace environnant de son enveloppe rouge opaque.
Le premier niveau est consacré aux espaces d’exposition. Au nombre de trois, l’un de 500 m², et les deux autres de 360 m² et 140 m², ils se présentent comme des volumes blancs et neutres, modulables, recevant chacun un éclairage semi-artificiel et semi-naturel. Ces espaces, qui se développent sur les flancs de l’édifice, sont desservis par le cœur du bâtiment qui centralise les accès.
Le deuxième niveau accueille l’administration du FRAC Bretagne, le service éducatif et un centre de documentation.
Le bâtiment s’étend sur 5 000 m² :
L’ensemble de l’édifice est construit en matériaux bruts traités en surface :
Née à Laval en 1955, Odile Decq commence ses études d’architecture à Rennes avant de poursuivre à l’Unité Pédagogique d’Architecture n°6. Diplômée en 1978, elle obtient un DESS d’urbanisme et d’aménagement à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.
En 1979, elle crée son agence à Paris et s’associe avec Benoît Cornette en 1985. Ils travaillent ensemble jusqu’à la disparition de ce dernier en 1998.
Avec la construction de la Banque Populaire de l’Ouest à Rennes (1988-1990), en collaboration avec Peter Rice pour la façade, Odile Decq et Benoît Cornette gagnent une reconnaissance internationale immédiate, récompensée par de nombreux prix nationaux et internationaux. En 1996, ils remportent le Lion d’Or de la Biennale d’architecture de Venise. En 2001, leur agence est retenue pour la réalisation de l'extension du Musée d'art contemporain de Rome (inauguré en décembre 2010).
Parallèlement à son travail, Odile Decq poursuit une activité d’enseignement en France et à l’étranger, notamment à l’École Spéciale d’Architecture de Paris depuis 1992, dont elle assume la direction depuis 2007.
Parmi les projets marquants de l’agence, on peut retenir
Odile Decq est commandeur de l'ordre des Arts et Lettres, chevalier de la Légion d'honneur et a été nommée International Fellow du Royal Institute British